La commune du Logo
Située dans le Sud du cercle de Kayes, la commune du Logo (plus de 13 000 hab) est composée de 19 villages, majoritairement implantés sur les rives du fleuve Sénégal : Bankamé, Dembagniouma, Dinguira, Djimékon, Fanguiné-Koto, Fanguiné-Kouta, Farakotossou, Kakoulou, Karaya, Kérouané, Lakafia, Maloum, Maréna, Marintouro, Modincané, Moussawaguya, Sabouciré, Sambaga, Tintiba. Deux d'entre eux (Sambaga et Tintiba) ne sont pas riverains du fleuve.
PRESENTATION DE LA COMMUNE
Historique
Le royaume du Logo, royaume Khassonké fut fondé par Dra-Makan SISSOKO originaire du Diébé (Kéniéba) en 1600. Sabouciré fut la capitale du royaume. Il était hostile à la pénétration coloniale française. Sabouciré constituait pour les français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le Roi Nia Mody SISSOKO, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. Il se rendait sur la rive droite du fleuve pour échapper à la captivité. Cet assassinat vu le premier coup de canon tiré au Mali. En mémoire de cette bataille, le Président de la République Amadou Toumani TOURE a lancé le mois du cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. La commune rurale de Logo est située dans le Cercle de Kayes. Elle est issue de l’ex-arrondissement de Lontou, qui aujourd’hui, se trouve scindé en deux communes. Du point de vue juridique, la commune de Logo, à l’instar des autres communes rurales, a été créée par la loi n°96-059 du 04 novembre 1996 portant création des communes en République du Mali.
Situation géographique et administrative
La commune rurale de Logo est située dans la partie sud du cercle de Kayes, en première région. Avec 18 villages à sa création, elle en compte aujourd’hui vingt (20) et dix (10) hameaux de culture. Elle couvre une superficie de 384,89km2. Les villages qui composent la commune de de nos jours sont, Kakoulou, Fanguiné-Koto, Fanguiné-Kouta, Maloum, Dinguiraye, Sambaga, Tintiba, Sabouciré, Lakafia, Marintouro, Moussawaguya et Farakotossou sur la rive Gauche du fleuve Sénégal, Modincané et Bankamé dans l’Ile du fleuve, Karaya, Djimékon, Kérouané, Marèna-Logo, Ségankané et Dembagnouma sur la rive droite du fleuve Sénégal. Le chef-lieu de la commune est Kakoulou. La plupart des villages se situent le long du fleuve Sénégal (à l’exception de Tintiba et Sambaga).
La commune est limitée :
au nord par la commune rurale de Hawa Dembaya ;
au sud par la commune rurale de Diamou ;
à l’est par les communes rurales de Colombiné et de Ségala ;
à l’Ouest par la commune rurale de Sadiola.
Dotée de la personnalité morale et juridique, la commune est gérée par un conseil communal de 11 membres. L’administration communale et l’organe exécutif sont présidés par le Maire assisté de trois adjoints.
Kakoulou, village le plus peuplé a connu un développement rapide et est devenu le chef-lieu de la commune. Si les Kassonkhés constituent l'ethnie majoritaire, le Logo compte aussi des Malinkés, quelques Soninkés et des Peuls. Chrétiens et musulmans y coexistent pacifiquement.
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Localisation de Kakoulou :
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Située en zone subsahélienne, la commune du Logo se caractérise par un climat chaud et sec une bonne partie de l'année. Les températures les plus élevées sont enregistrées de mars à juin (35 à 40°C). Même si les arbres tels que les manguiers et les baobabs sont présents, l'herbe se raréfie en saison sèche.
Entre juillet et septembre, c'est l'hivernage (ou saison des pluies). Ces précipitations sont essentielles pour une région où l'agriculture est l'activité principale. Le maraîchage est pratiqué par les femmes sur les berges du fleuve Sénégal.
La commune du Logo est née de la réforme de l’administration et de la décentralisation de l’Etat malien. Les premières élections municipales ont installé un conseil présidé par un maire que la 1ère mission envoyée par La Malina en janvier 2000 a rencontré.
